Repos et beauté chez De Borght

Après 25 années d’établissement dans la Guldenstraat, à Malines, le magasin de fleurs De Borght a déménagé, l’année dernière, pour s’établir au cœur même de la ville dans l’ancien couvent de l’ordre des Pauvres dames ou ordre des Clarisses, tout près de la tour Saint-Rombaut. Hilde De Meyts a découvert le couvent dans la rue Goswin de Stassart et l’endroit ne l’a pas laissée indifférente : un couvent chargé d’histoire, renfermant en son antre des centaines de récits. Elle s’est rendue à cet endroit pour se reposer et en est ressortie totalement revigorée, pleine d’énergie et d’idées à revendre. Dans son esprit, tout était devenu clair : il fallait qu’une partie de son histoire y soit aussi écrite.

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Les inspirateurs

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Hilde De Meyts est licenciée en biologie et science biomédicale, mais durant ses études, elle s’est vite rendu compte qu’elle voulait faire autre chose. Les odeurs et fragrances l’ont toujours attirée. Pendant plusieurs semaines, elle a occupé un poste d’assistante dans un magasin de fleurs, et l’année suivante, elle a ouvert sa propre affaire avec le fleuriste Rob Klumpers. « Le métier de fleuriste ne se limite pas à faire de petits bouquets. Loin de moi l’idée de me considérer comme maître fleuriste. Personnellement, j’aime les fleurs et les belles choses. Cette passion pour la beauté, je pense que je peux la transmettre et la clientèle qui vient ici apprécie l’approche personnelle  », explique Hilde.

 

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Entrée

Après avoir subi une transformation intense sous la direction de Veerle Van Eycken, le site accueille aujourd’hui le magasin d’articles de décoration et de fleurs De Borght, le restaurant Stassart11, les espaces événementiels Arme Klaren Kapel et Het Schooltje et la maison des étudiants Home Astrid.

L’avant du site avec son entrée date du XVIIe siècle. L’arrière remonte à 1844 lorsque les clarisses firent

ériger une nouvelle aile et une chapelle adjacente au bâtiment principal. On ressent toujours dans l’entrée le climat apaisant d’antan. La sculpture de Sainte-Claire fait référence à cette époque et protège la maison. Les beaux pots en céramique et les plantes sont une invitation à franchir le seuil pour entrer dans le bâtiment.

 

Espace Fleurs

L’espace Fleurs et la caisse se trouvent au centre du bâtiment. Dans ce décor, les plantes ont toujours le rôle principal. « Les fleurs restent très importantes. Il me serait très difficile de ne vendre que des articles de décoration. Les fleurs impriment un “mouvement” au concept », explique Hilde. L’assortiment de fleurs coupées est grand et varié. Nous y voyons de superbes roses dans différentes teintes, exposées sur des socles. « Notre code vestimentaire est dominé par le noir. Nous voulons rester dans l’ombre et placer les fleurs, les plantes et la décoration à l’avant-plan », ajoute Hilde.

 

Verrière

Le gigantesque immeuble forme un ensemble lumineux. Le jardin intérieur est enceint d’un muret divin, ce qui donne à Hilde et son équipe des possibilités supplémentaires pour étendre les collections et partager leur passion pour l’intérieur. Le jardin intérieur est surmonté d’une verrière grâce à laquelle une partie de l’extérieur se fond pour ainsi dire avec l’intérieur. Les fleurs, les plantes, les pots, les vases et les articles d’intérieur baignent dans la lumière. Nous repérons d’énormes pots et vases dorés, des plantes à grandes feuilles nervurées, des coupes particulières en terre cuite et une jeune cigogne sur pied… une véritable caverne d’Alibaba !

Couloirs du couvent

Dans les anciens couloirs du couvent, vous n’entendez plus les prières des clarisses, mais vous plongez plutôt dans un bain de jouvence dans lequel vous vous ressourcez en admirant les superbes présentations par couleur des divers articles de décoration, cadeaux, pots, articles en terre cuite et vases. Les anciennes chambres du couvent ont été transformées en locaux thématiques : un local réservé aux fragrances et arômes où l’on retrouve diverses bougies odorantes, notamment d’Onno et de Baobab, un local accueillant divers articles de mobilier, notamment de petites tables en bois pétrifié, un local consacré aux événements qui se transforme en rouge à la Noël, etc. Chaque local a son propre thème.

 

Allée latérale

Un peu plus loin, mon attention se porte sur une ouverture de porte dans laquelle un superbe bouquet placé sur un socle est mis en évidence par un éclairage. Plus moyen d’en détourner mon regard ! Pendant la rénovation, une ouverture a été créée dans un ancien couloir qui longeait le couvent. Il s’agissait d’un passage séparé qui était réservé aux fournisseurs du couvent. Les sœurs de l’ordre des Pauvres dames ne voulaient, en effet, pas avoir de contact avec le monde extérieur. Hilde a scindé ce couloir en deux, dont une partie, appelée allée latérale, accueille l’assortiment de fleurs coupées.

 

Aimer, c’est partager

Le splendide site est un lieu d’amour et de partage. C’est autour de cette philosophie de base que le restaurant Stassart11, qui fait partie du concept, a été créé. « J’aime le principe du partage : partager avec les convives permet de découvrir d’autres saveurs en dégustant de délicieux mets ».

La terrasse ensoleillée du restaurant Stassart11 est inondée de soleil et est une véritable invitation à admirer les plantes et le mobilier de jardin et à profiter du repos que le cœur battant de Malines peut offrir.

Tous les articles exposés dans le magasin, le jardin et le restaurant sont à vendre.

Pour terminer, Hilde m’a amenée dans la chapelle des Pauvres dames. Jusqu’ici la chapelle était mise à disposition pour l’organisation d’événements, mais Hilde a voulu lui donner une nouvelle affectation, plus calme et donc mieux adaptée à la destinée initiale du couvent. Dorénavant, cette chapelle stylée sera utilisée pour exposer les articles d’intérieur. La grille authentique derrière laquelle les sœurs assistaient à l’eucharistie sans être vues est conservée et rénovée. Les Pauvres dames ont d’ores et déjà donné leur bénédiction. Avec ce nouveau contenu, leur chapelle redeviendra le lieu paisible d’antan.

 

Texte : Ingrid Allaerts
Photographie : Joris Luyten

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