Pas de Tomorrowland et des histoires irréalistes chez Ivan Poelman

Dans la série d’été «Fleuristes et coronavirus», nous nous sommes rendus chez Ivan Poelman de Melle et nous lui avons demandé comment a évolué la situation. Notre journaliste Ingrid Allaerts est allée voir comment il s’est réinventé pendant la crise du coronavirus. 

En ces temps de morosité, tout le monde a besoin de fleurs. Ivan Poelman l’a bien ressenti. Ivan vit à 100% pour ses affaires, y compris en période de coronavirus 

Comment allez-vous, Ivan 

«En fait, nous avons relativement bien travaillé. Personne ne savait ce qui allait se passer, mais des commandes sont aussi arrivées pendant la période du confinement. Nous avons beaucoup dabonnements et nous travaillons avec un grand nombre de sociétés. Les mariages et les grandes fêtes ont été annulés. Pour les traiteurs et le secteur de lévénementiel, cest un désastre». 

Ivan Poelman ©Fleur Magazine by Joris Luyten

Quel a été limpact du confinement sur vos affaires 

«Avec la fête des Mères, nous avons vécu quelque chose que nous n’avions encore jamais connu. Le téléphone était rouge. Même chez Fleurop, j’avais peine à suivre. Jessayais de tout mener à bien dans les règles et jétais constamment assis à mon bureau pour répondre au téléphone et aux courriels. Toutes les adresses devaient être saisies dans lordinateur et toutes les commandes devaient être envoyées avec une facture. Après tout, personne ne pouvait venir au magasin. Mais bon, quand votre magasin est fermé, vous avez lavantage de pouvoir travailler sans interruption» 

«La moitié de notre chiffre daffaires est quand même partie en fumée. La fête des Mères nous a donné beaucoup de travail en coulisses». — Le fleuriste Ivan Poelman 

Quel a été le plus grand changement engendré par le confinement au niveau de votre entreprise 

«La grande différence, ce sont les fêtes et festivités qui ont été annuléesDes mariages étaient prévus presque toutes les semaines, ils ont été annulés ou reportésDe grands événements tels que Tomorrowland étaient aussi prévus, mais n’ont pu avoir lieu. Même histoire pour les enterrements. Jai eu des clients qui, pendant le confinement, nont pas pu dire au revoir à un parent ou à un proche et qui n’ont pu faire leurs adieux qu’il y a une semaine seulement. Cest assez émouvant. Ce sont des histoires irréalistes». 

Qu’avez-vous fait pendant le confinement 

«Il ma fallu un peu de temps pour mhabituer à cette période étrange, mais je ne suis pas vraiment resté assis. Mon personnel fixe a été mis au chômage temporaire pendant un certain temps, mais tout le monde a retrouvé du travail maintenant. Les gens sont heureux de pouvoir à nouveau acheter des fleurs et d’apporter un peu de bonheur. Je pense que cest important. À Melle et dans les environs, nous livrions les commandes gratuitement. Pendant la période de la fête des Mères, nous avions une équipe de cinq chauffeurs, un par région. Il y avait beaucoup dorganisation. Cest aussi tout nouveau et adaptable à l’avenir. Lachat de fleurs nétait pas chose aisée non plus. Comme il ny avait pas de vols, la vente de roses en provenance de lÉquateur a été complètement interrompue. Les achats lors des ventes à la criée devaient se faire par lintermédiaire de la boutique en ligne. Les premières semaines, il fallait se contenter de ce que lon pouvait trouver. Nous nous en sommes bien sortis. Et on n’avait pas le choix». 

Quelle part de votre chiffre daffaires avez-vous vue partir en fumée 

«Je dirais la moitié, bien que la fête des Mères ait permis de limiter la casse. Tout le monde avait besoin de fleurs. Cela se ressentait très bien». 

L’équipe d’Ivan. ©Fleur Magazine by Joris Luyten

Avez-vous des conseils à donner à vos collègues 

«Le service à la clientèle est la chose la plus importante. La semaine dernière, nous avons fermé pendant sept jours. Comme nous travaillons avec plusieurs entrepreneurs de pompes funèbres, nous avons réalisé des compositions funéraires pendant cette semaine pour les aider. Je veillerai toujours à ce quil y ait des fleurs. Même quand j’ai mon jour de congé, j’assure les livraisons. Cest ma mentalitéL’entreprise tourne à 100%, du matin jusqu’au soir» 

Reportage d’Ingrid Allaerts 

Lire le premier épisode de la série d’été «Fleuristes et coronavirus» | Annelies, fleuriste spécialisée dans les mariages et lévénementiel«La deuxième vague est une véritable déception» 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :