Nouveau président des fleuristes français | INTERVIEW

En juin dernier, Florent Moreau succédait à Robert Farcy à la présidence de la Fédération Française des Artisans Fleuristes (FFAF). Interview d’un passionné du végétal, nouveau président rassembleur et enthousiaste.

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Florent Moreau, vous êtes le nouveau président de la FFAF, toutes nos félicitations ! Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
« Petit garçon déjà je restais admiratif d’une fleuriste non loin de mon fief d’origine où j’allais avec mes parents pour offrir des fleurs, assez rarement, lorsque nous étions reçus. Cette première expérience fleurie fut source d’admiration auprès de cette professionnelle passionnante. Les odeurs et les couleurs étaient enchanteresses, elle fut un déclenchement. Artisan fleuriste de formation, avec un CAP, puis un Brevet Professionnel, suivront différentes expériences salariées avant la création d’une boutique Florénade en décembre 2005 avec Nadège mon associée à Saint Laurent sur Sèvre (Vendée). »

« Investi collectivement, calquant un modèle parental très inséré dans la vie associative locale, nous créons avec plusieurs collègues en décembre 2014 “les Fleuristes de Vendée”, pour nouer du lien entre les fleuristes du département, promouvoir le savoir faire des artisans fleuristes et faire parler de nous ! »

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« Pari réussi, avec la création du Végétal au Haras, mise en scène végétale au Haras de la Vendée, à notre initiative, qui aura accueilli 7000 visiteurs en 2016, 12000 en 2018, avec près de 100 fleuristes bénévoles participants. Prochaine échéance, 24-26 avril 2020… en cours de préparation ! »

« Affilié à la FFAF, les Fleuristes de Vendée m’ont conduit à siéger à l’Assemblée Générale de la fédération en juin 2015, puis intégrer son Conseil d’Administration et son Bureau Fédéral en 2015. Jusqu’à en être élu président en juin dernier. »

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Florent Moreau, le président de la FFAF

Quel est le rôle de la FFAF et plus précisément votre rôle de président?
« La Fédération Française des Artisans Fleuristes, a pour mission de représenter les fleuristes, de valoriser leur savoir faire, préserver leurs intérêts, conseiller les artisans, négocier la Convention Collective qui régit les contrats de travail fleuriste et siéger auprès de différentes instances pour porter la voix des fleuristes. Son président a pour mission, d’impulser une certaine dynamique et d’orienter ainsi les décisions de la fédération dans l’intérêt des professionnels.

« J’ai à coeur en tant que président, d’apporter aux professionnels la motivation nécessaire pour adhérer à leur représentation fédérale. Il revient à la FFAF de convaincre les fleuristes de se rassembler, l’union est source de force. Je serai force de proposition pour valoriser la formation des fleuristes, jeunes et adultes et accroître la notoriété des concours professionnels, Coupe de France, Oscar des jeunes fleuristes… Je suis un convaincu, un passionné et j’espère réussir à transmettre ce message à tous mes confrères. »

« JE SUIS FLEURISTE.
POUR MOI, LE
REPRÉSENTANT
D’UNE ORGANISATION
PROFESSIONNELLE DOIT
ÊTRE EN ACTIVITÉ. »

Avez-vous un autre job à coté ou consacrez-vous tout votre temps à la présidence de la FFAF ?
« Je suis fleuriste. Pour moi, le représentant d’une organisation professionnelle doit être en activité. Sinon, comment les artisans peuvent-ils s’identifier par quelqu’un qui ne partagerait par leur quotidien. Donc, je suis fleuriste au quotidien, avec pour moitié du temps une mission fédérale à Paris ou ailleurs. »

Miss France 2019, Vaimalama Chaves, & le président de la FFAF, Florent Moreau

Quels sont les grands défis/chantiers que vous avez l’intention d’entreprendre ? En quelques mots quels seront vos sujets d’attention…

« Sans hésiter,

valoriser le savoir faire de l’artisan fleuriste. Aujourd’hui, l’ensemble des consommateurs plébiscite ce végétal, essentiel à la vie. Le végétal est omniprésent, dans les médias, la publicité et la communication en général. Le fleuriste doit pouvoir en tirer les bienfaits et les retombées économiques. »

« Mon second défi sera de mobiliser les fleuristes. Notre profession individualiste est composée de petites structures. Le chef d’entreprise peine à s’octroyer du temps pour suivre des formations ou prendre du recul sur son activité et l’univers qui l’entoure. J’ai la conviction qu’il revient à la FFAF d’inviter et d’inciter l’ensemble de nos collègues à prendre le recul nécessaire pour pérenniser son activité, et développer son entreprise. Adhérer à son organisation professionnelle, c’est commencer à prendre de la hauteur, adopter une vision plus globale de filière, s’intéresser aux autres et à ce qu’ils font, se rassembler pour trouver des solutions et optimiser son temps. La curiosité est une qualité sans limite qu’il faut savoir exploiter sans hésiter. L’intérêt porté aux autres, le sens du collectif sont les clés, à mon sens de la réussite de demain. Nous avons tous les mêmes problématiques. »

« Un autre défi, donner envie aux jeunes d’exercer notre magnifique profession, ce métier passion, source d’une riche et incroyable diversité. A nous, fédération de mettre en avant et d’organiser notre profession pour susciter ses vocations. A la recherche de l’excellence, du beau, du geste parfait. Fleuriste est un métier, avec des connaissances à appréhender, des compétences à acquérir, un savoir faire à s’approprier et un savoir être pour avancer. »


3 MOTS EN CONCLUSION QUI SERONT LE LEITMOTIV DE CE MANDAT :
• Fleuriste bien sûr pour le métier que nous exerçons et représentons;
• Artisan, pour ce geste technique appris et ce savoir faire qu’il faut maitriser pour réussir;
• Engagé, pour cette démarche collective indispensable, au service de tous qui bénéficiera à chacun.

>> Aller au site web de la FFAF 


Interview par Céline Moureau

 

 

 

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