Fleuristes plutôt satisfaits de l’aide publique | Enthousiasme moindre concernant la fédération

Dans le deuxième volet de l’enquête sur la crise du coronavirus, qui a été menée auprès de 113 fleuristes en Belgique, en France et aux Pays-Bas, nous nous intéressons aux aides offertes par les gouvernementes et par les fédérations des fleuristes. Le soutien financier offert aux fleuristes en pleine crise du coronavirus a permis aux gouvernements de mieux se profiler que les fédérations qui semblent ne pas avoir répondu aux attentes.

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53 % des fleuristes satisfaits des aides gouvernementales

En pleine crise du coronavirus, tous les canons ont souvent été tournés vers les hommes et les femmes politiques (saga des masques buccaux, manque d’équipements de protection pour le personnel médical, négligence des centres de soins résidentiels, etc.) et pourtant, la majorité des fleuristes (53 %) a admis avoir bénéficié d’un soutien suffisant de la part des autorités gouvernementales pendant le confinement. Celles-ci ont en effet offert une aide financière pour compenser la fermeture forcée. Ce pourcentage de fleuristes satisfaits contraste fortement avec le groupe des insatisfaits (19 %). Un groupe relativement important s’est abstenu de tout commentaire (28 %). Les chiffres additionnés s’étendent au-delà des frontières nationales : en effet, les 113 fleuristes qui ont participé à l’enquête anonyme en ligne sont issus de Belgique, des Pays-Bas et de France.

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Les fleuristes belges sont les plus satisfaits de l’aide publique reçue

Une ventilation des chiffres par pays montre que les fleuristes belges sont plus satisfaits de l’aide offerte par les autorités publiques que leurs collègues dans les pays voisins. 61,5 % des fleuristes belges disent avoir été suffisamment soutenus par les autorités contre 52,6 % en France et quelque 30 % aux Pays-Bas. Il est à noter que chacun des trois pays a proposé une série de mesures de soutien telles que le report des obligations fiscales, des aides supplémentaires à la souscription d’emprunts, une indemnité compensatoire pour fermeture forcée, une compensation salariale en cas de perte sévère de chiffre d’affaires, etc.

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Seuls 32 % des fleuristes interrogés sont satisfaits du soutien offert par leur fédération

Ces dernières semaines, les fédérations de fleuristes se sont plutôt faites discrètes. Seul un tiers des fleuristes participants de Belgique, des Pays-Bas et de France ont répondu oui sans réserve à la question de savoir s’ils ont bénéficié d’un soutien suffisant de la part de leur fédération depuis la crise du coronavirus ; un chiffre plutôt bas, alors que le soutien auquel les fleuristes sont en droit de s’attendre devrait, en réalité, venir de leur organisation professionnelle. Un tiers des fleuristes participants n’ont pas voulu en dire plus, mais ont quand même déploré explicitement une trop grande passivité de l’organisation chargée de la défense de leurs intérêts.

Nous tenons à souligner que tous les fleuristes avaient la possibilité de participer à l’enquête, y compris ceux qui ne sont pas membres d’une fédération. Cela explique peut-être le grand nombre de participants sans avis.

Quoi qu’il en soit, c’est aux fédérations qu’il incombe de trouver une cause à l’enthousiasme modéré. Les organisations professionnelles se sont-elles faites trop discrètes ces dernières semaines ? Leurs membres ont-ils manqué de conseils ? La communication était-elle insuffisante ? Y a-t-il des circonstances atténuantes ? Comme pour tous les acteurs de la crise du coronavirus, le message est le suivant : l’important est de tirer des enseignements !


Grande variation entre les pays

Si l’on examine la situation par pays, nous constatons que l’Union Royale des Fleuristes de Belgique (URFB), la Fédération Française des Artisans Fleuristes (FFAF) et son homologue néerlandaise (VBW), chacune réussi à séduire près d’un tiers des fleuristes par leur gestion de la crise. Évidemment, les fédérations ne disposent pas des mêmes fonds que les autorités publiques et doivent davantage compter sur le lobbying et leur rôle de point d’appui. Mais

malgré ces aspects, elles n’en sont, du moins selon l’enquête, pas tellement bien sorties. En plus du grand nombre d’abstentions (de non-membres ?), nous voyons également un groupe assez important de personnes insatisfaites dans chaque pays. Terminons toutefois sur une note positive : le champ d’amélioration est vaste.

Partie 1 | « Inquiétudes, problèmes financiers et mesures à prendre »

Partie 3 | « Un avenir incertain pour 56 % des fleuristes »

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