FLEURISTE DURABLE | #03 | L’atelier de Tante Fin

Les fleuristes durables ont le vent en poupe et la crise du coronavirus a fait prendre conscience de l’importance des produits locaux. Pour cette raison, nous avons décidé, cet été, d’organiser une série de rencontres avec les fleuristes durables. En se concentrant sur la durabilité, ils sont les ambassadeurs de Dame Nature. Nous sommes partis à la rencontre d’écofleuristes en Belgique, en France et aux Pays-Bas.

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Nous sommes tous d’accord pour reconnaître que les fleurs et la végétation sont le plus beau cadeau de Dame Nature. Mais jusqu’ici, nous ne lui en avons pas été reconnaissants puisque nous avons gaspillé l’eau, utilisé des pesticides sans compter, etc. L’heure est à la prise de conscience. Nous nous rendons compte aujourd’hui des dégâts causés et nous mettons tout en œuvre pour améliorer la durabilité du secteur des fleurs.

©Koen Broos

Tante Fin’s Florals & Retro Deco

D’août à fin décembre 2019, Soetkin Van Causbroeck a ouvert un bar à fleurs éphémère dans un bâtiment désaffecté de Vilvorde. Il s’agissait en fait d’un endroit où le client pouvait cueillir lui-même ses fleurs et participer à des ateliers avec des fleurs cultivées de manière durable.

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Soetkin est spécialisée dans l’événementiel et plus précisément la décoration florale lors de festivités, qu’il s’agisse d’un mariage, d’une naissance ou d’une fête d’entreprise.

Depuis son studio Tante Fin’s Florals & Retro Deco, établi à Schaerbeek, elle livre des bouquets champêtres composés de fleurs fraîchement cueillies.

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« Je travaille avec des formules d’abonnements, ce qui me permet de ne pas gaspiller de fleurs. Les fleurs sont un cadeau précieux de la nature et je veux qu’on les traite avec soin. Je
déteste voir des fleurs sur un tas de compost ».

Tante Fin ©Koen Broos

D’où vous est venue l’idée de devenir fleuriste durable ?

« Je voulais que mes clients puissent composer eux-mêmes leur bouquet. J’aime quand les clients se montrent créatifs avec les fleurs. Mais ce que les clients laissaient derrière eux ne cadrait pas vraiment avec mes convictions écologiques. J’ai donc décidé de ne plus travailler que sur commande et avec des abonnements. Comme ça, je suis sûre de l’écoulement de la marchandise. Je n’ai plus de magasin physique. Je travaille au départ de mon atelier ».

Tante Fin ©Koen Broos

Pourquoi durable ?

« En partie à cause du souci que je me fais pour le secteur. Le produit est vert, mais le secteur ne l’est pas toujours ! »

Quelles initiatives prenez-vous ?

« En hiver, je travaille avec des fleurs portant le label de durabilité MPS-A et en été, j’utilise des fleurs bio qui sont cultivées dans un champ de fleurs de la région. Je ne me contente donc pas de travailler avec des fleurs bio, mais j’essaie de porter ma pierre à l’édifice en choisissant des fleurs portant un label de durabilité en hiver ».

Bruidsboeket by Tante Fin

Vos clients en sont-ils conscients ?

« Je remarque que les clients viennent chez moi spécifiquement pour cela. La principale exigence des clients reste toutefois la durée de conservation des fleurs. Pendant combien de temps vais-je pouvoir profiter de mon bouquet ? C’est la priorité nº 1 ».

Photo: Lux Visual Storytellers

>> www.tantefins.com

Texte: Ingrid Allaerts 

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