Fiasco financier pour les Floralies de Gand

La nouvelle direction des Floralies a englouti 6 millions d’euros en six ans. La Société royale d’Agriculture et de Botanique, fondée il y a 207 ans, est aujourd’hui financièrement à bout de force. La faisabilité de l’édition 2020 est dans la balance.

Advertising
 

Réorganisation
Après les Floralies 2010, des changements se sont opérés au sommet de la hiérarchie de la Société royale d’Agriculture et de Botanique (SRAB), l’organisateur des Floralies, visant résolument un renouveau. Tout le savoir-faire des 200 ans dernières années fut jeté par-dessus bord. A l’initiative de Michel Vermaerke, le président du conseil d’administration de la SRAB, les Floralies 2016 étaient organisées sur 4 lieux différents dans le centre-ville, au lieu du Flanders Expo. Un élan de renouvellement ambitieux qui devait avant tout attirer un public plus jeune.

Mais qui s’est en définitive révélé un flop. En 2010, l’événement avait accueilli 307.000 visiteurs, cette année, ‘seuls’ 39.000 ont payé plein pot. Ce qui a créé un trou de 3.876.000 euros, soit un déficit 400% supérieur au ‘pire scénario’ qu’avait imaginé l’organisation. On a avancé la crainte du terrorisme et le mauvais temps pour expliquer ces résultats. Mais lors de l’assemblée générale du week-end dernier, les soucis de comptabilité se sont avérés plus graves qu’on ne le pensait. Lors de la nomination de la nouvelle direction, il y avait environ 6.500.000 euros dans la caisse. Aujourd’hui, l’organisation est légèrement endettée. Selon quelques sources, le bâtiment des Floralies a été vendu, de même qu’une parcelle de terrain et même une voiture..

Advertising
 

Pas d’expérience ou de connaissances
Les insiders craignent pour l’avenir des Floralies. La seule option digne pour la direction serait de démissionner, le rouge aux joues. Car ni le comité de direction ni le conseil d’administrations n’ont mis le holà à ces mauvaises pratiques. Après une assemblée chaotique, le conseil d’administration – à l’exception de Michel Vermaercke, malade – ne peut plus être considéré comme responsable, à moins que quelqu’un demande une enquête officielle sur l’état des affaires. “Comment continuer sans argent et avec une image mise à mal ? Aucune idée. Les gens qui avaient l’expérience et les connaissances ne sont plus là. Les Floralies sont sur le point de s’éteindre”, estime-t-on.

 

Advertising
 

Source: Het Laatste Nieuws 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *