Blomster, un petit air de Scandinavie à Anvers

« Je veux simplement être un bon fleuriste », dit Jonas Van Avermaet enthousiaste.
Après une carrière de créateur de mode, Jonas a lancé sa propre boutique de fleurs, Blomster, dans le quartier branché dit de l’îlot (Eilandje) à Anvers. La façade d’un bleu intense et les énormes hortensias bleus sont une bouffée d’air frais.

Jonas s’était promis d’ouvrir sa propre boutique avant ses 40 printemps. Et il y est parvenu : en effet, le 1er avril 2016, il inaugurait « Blomster » dans l’îlot d’Anvers et une semaine après l’entretien avec notre équipe, il soufflait ses 40 bougies.

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L’idée d’ouvrir un magasin de plantes et de fleurs a germé très tôt dans son esprit, notamment lors d’un voyage à Berlin. C’est là qu’il a compris que pour l’aménagement, il allait travailler avec des panneaux en OSB et du liège. Blomster devait avant tout être un petit magasin pour les amateurs et les fleuristes en herbe. Deux semaines après ce voyage, il s’inscrivait auprès de Syntra et se mettait à suivre une formation professionnelle après ses heures de travail. « Je suis très content de cette formation de fleuriste. Le secteur m’a fort bien accueilli. Je vois surtout des gens heureux ».

Créateur de mode

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Jonas est créateur de mode. Pendant plus de quinze ans, il a travaillé dans la mode de luxe, tout d’abord en tant que styliste, puis pour diverses marques, allant du segment de luxe au département de production. Il fut actif dans le secteur jusqu’au jour où il décida de donner à sa carrière un nouveau tournant.

« Le plus difficile a été de trouver un lieu adapté », explique Jonas. L’îlot, à Anvers, est une zone où le coût de la vie est élevé. Un très gros projet de développement y est encore en cours et prévoit, entre autres, la construction d’un nouvel hôpital (ZNA) et le réaménagement des Noorderleien.

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Si vous voulez atteindre la Londenstraat, vous devez chercher un peu avant de vous rendre compte que le pont surplombant la Kattendijkdok est fermé. Vous devez alors continuer à pied. La façade bleu foncé et les fleurs et plantes qui la devancent sont une bouffée d’air frais. À l’origine, l’immeuble abritait une boucherie, ce qui se remarque au carrelage blanc et au grand espace frigorifique. Jonas a dissimulé cet espace derrière un panneau d’OSB. Une ouverture dans le panneau permet d’accéder à l’atelier qui baigne dans la lumière grâce à une grande coupole lumineuse. Le jardin intérieur est complètement entouré d’un mur. Plus tard, Jonas aimerait y aménager une serre afin de cultiver lui-même des plantes ou d’en abriter pour l’hiver.

Bleu
Jonas a conçu lui-même le comptoir où il réalise ses bouquets. La forme est très particulière avec ses surfaces en oblique. Jonas aime les lignes obliques ! L’inclinaison n’est pas seulement pratique pour déposer un cahier de notes, mais elle permet aussi de mieux présenter les bouquets. Quant à la façade, il la voulait absolument bleue pour rappeler le célèbre « jardin Majorelle » de Marrakech. Le plafond est lui aussi peint en bleu foncé. « Pendant mes humanités, j’ai étudié l’architecture. J’ai, par ailleurs, aussi souvent visité des musées avec mes parents. Les enfants sont des éponges. J’ai visité ce jardin en 2014, il ne m’est jamais sorti de la tête », explique Jonas.

« Pour l’aménagement, j’ai choisi l’OSB parce que ce matériau est recyclé. Quant aux plafonds hauts et au carrelage blanc, ce sont des aubaines. Ils me permettent de modifier et d’adapter régulièrement l’agencement. »

Blomster
D’où vient le nom « Blomster » ? En Scandinavie, « Blomster » signifie « fleur », mais désigne aussi une série policière. Interrogé sur son style, Jonas précise qu’il s’efforce de travailler de manière intuitive, sans trop réfléchir. « J’aime les bouquets spontanés et naturels dans lesquels différentes fleurs se côtoient. J’aime la fleur dans sa forme naturelle avec des tiges plus longues et des tiges plus courtes ».

 

Revues
Les bouquets tout prêts typiques et les cadeaux, Jonas n’en veut pas dans sa boutique. Depuis le début, il réserve un emplacement pour les revues internationales, par exemple le magazine espagnol (Barcelone) Open House et la revue scandinave Oak. Il s’agit de belles revues à conserver. Plus tard, d’autres ouvrages tels que Greenterior, publié par Coffeeklatch et édité par Luster, viendront s’y ajouter.

Une musique de fond de James Blake résonne dans la boutique. Jonas est un grand amateur de musique. « En réalité, la musique est ma plus grande passion et ici, j’ai la possibilité d’écouter ma musique préférée tout au long de la journée. Cela a une influence positive sur les clients. Je trouve que la musique adoucit les mœurs. L’importance de la musique est souvent sous-estimée. Régulièrement, les clients me posent des questions sur la musique qu’ils entendent ».

Comptez-vous encore retourner vers le secteur de la mode ? Y a-t-il des choses que vous n’aviez pas pu faire jusqu’à présent et que vous pouvez désormais faire ? « Ma boutique est le couronnement de vingt années d’apprentissage. Je veux rester intuitif et créatif. En tant qu’exploitant de magasin, j’ai une fonction sociale. Les clients aiment tailler une bavette et moi aussi ! Une plateforme en ligne ne parviendra jamais à remplacer le côté social. Je n’ouvre mon magasin qu’à 11 heures, mais je reste ouvert jusqu’à 19 heures. Cela me permet d’effectuer moi-même une grande partie des livraisons et des enlèvements. Je ne veux jamais donner aux personnes le sentiment qu’elles doivent acheter quelque chose. En revanche, je les conseille volontiers. »

www.blomster.be

 

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