Un avenir incertain pour 56 % des fleuristes | Une année perdue pour 38 % d’entre eux

Dans la troisième et dernière partie de l’enquête sur le coronavirus que Fleur Magazine a menée auprès des fleuristes, nous nous concentrons sur l’avenir. Comment les fleuristes pensent-ils survivre après la première vague du coronavirus ?

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38 % parlent d’une année perdue

Nous ne sommes encore qu’à la moitié de 2020, mais de nombreux fleuristes parlent déjà d’une année perdue. Le confinement a entraîné une chute libre du chiffre d’affaires, ce qui va inévitablement se refléter dans les chiffres annuels. 42 % des fleuristes interrogés pensent heureusement qu’ils peuvent encore s’en sortir cette année. À l’opposé, 38 %, soit près de 4 fleuristes sur 10, ne comptent même pas sur l’été, la Toussaint et la Noël pour compenser la perte du printemps. Un chiffre incroyable encore jamais vu à cette époque.

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La solution ? Les ventes en ligne

Les résultats aux volets précédents de l’enquête ont montré que dans le secteur des fleurs, le commerce électronique est un gros atout. Si la crise de la COVID-19 nous a appris une chose, c’est bien la nécessité de faire ses achats en ligne. Notre enquête montre que les fleuristes en sont bien conscients. Près de la moitié des personnes interrogées prévoient de faire davantage de publicité en ligne via Instagram et Facebook. Près d’une personne sur deux souhaite également augmenter ses ventes en ligne, en combinaison ou non avec une livraison à domicile. Notre enquête a déjà montré que pendant le confinement, 82 % des fleuristes s’étaient tournés vers les livraisons à domicile avec succès pour 7 fleuristes sur 10.

40 % vont se serrer la ceinture et faire des économies. 35 % investiront plus spécifiquement.

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17 % sont encore indécis.


La majorité des fleuristes ont des doutes quant à l’avenir de leur commerce

Commençons par la bonne nouvelle : malgré la crise, 44 % des fleuristes gardent espoir pour l’avenir. À présent, les nouvelles moins réjouissantes : 48 % d’entre eux ont des doutes quant à l’avenir de leur commerce et 8 % le jugent morose. Autrement dit, 56 % — soit une majorité — n’osent pas se prononcer aujourd’hui sur la survie à la crise de leur magasin.

Un message important à l’attention des décideurs politiques, peut-être en pensant à une deuxième vague de virus : sans protection à long terme, une part importante de nos fleuristes risque de disparaître.


Les fleuristes ne renoncent pas à se battre

Être fleuriste est une passion. C’est un fait établi et incontestable. La grande majorité des fleuristes n’envisage pas d’abandonner les fleurs pour se tourner vers l’industrie automobile, les assurances ou le secteur des soins de santé dans un avenir proche. Aussi pénible que soit la situation actuelle en de nombreux endroits, 83 % ne veulent rien savoir à ce sujet.

Sur un total de 113 fleuristes, 7 déclarent qu’ils envisagent de changer d’emploi. Un petit groupe réserve sa réponse. Certains ont sauté cette question.


La rédaction de Fleur Magazine tient à remercier tous les fleuristes qui ont participé de façon anonyme à cette enquête en ligne du 2 au 9 juin 2020. Au total, 113 fleuristes de Belgique, des Pays-Bas et de France ont participé

Vous avez manqué la première partie ? – « Inquiétudes, problèmes financiers et mesures à prendre ».

Relire la deuxième partie ? – « Aides gouvernementales et soutien des fédérations »

 

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