50 % des fleuristes sont inquiets | 25 % ont des problèmes financiers | 83 % ont dû détruire leurs stocks

La grande enquête sur le coronavirus, menée par Fleur Magazine et à laquelle 113 fleuristes de Belgique, de France et des Pays-Bas ont participé la semaine dernière, a fourni des résultats étonnants que nous allons vous présenter en trois parties. La première partie, qui fait l’objet de la présente circulaire, décrit les conséquences pratiques que le coronavirus a eues sur vous et sur vos concurrents.

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Notre appel à la solidarité visant à nous permettre de brosser un bon tableau du monde des fleuristes en pleine crise du coronavirus a été entendu et nous vous remercions. L’enquête en ligne anonyme vous donne désormais la possibilité de comparer la situation de votre entreprise avec celle de vos concurrents.

Résultats de l’enquête (vidéo)


Les principales conclusions

92 % des fleuristes sont restés fermés

La Belgique et la France ont respecté un confinement strict au cours des dernières semaines. Les autorités ont imposé l’arrêt temporaire des magasins de fleurs. Une mesure sans précédent ! Aux Pays-Bas, ces magasins ont pu rester ouverts, mais plusieurs fleuristes ont temporairement cessé leur activité afin d’éviter des pertes encore plus massives.

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83 % des fleuristes ont dû jeter des fleurs

La fermeture forcée soudaine a coûté cher à de nombreux fleuristes. Pas moins de 83 % d’entre eux ont dû jeter au moins une partie de leur stock. Seuls 17 % ont été épargnés par la perte de stock.

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82 % ont assuré la livraison à domicile

La crise du coronavirus a amené le fleuriste à se montrer créatif. Comme les livraisons à domicile n’étaient pas interdites, de nombreux fleuristes indépendants ont saisi cette opportunité. Plus de 8 fleuristes sur 10 ont offert à leurs clients un service de commande. 72 % ont ainsi pu survivre financièrement ; pour 10 % cependant, le jeu n’en valait pas la chandelle.


La moitié des fleuristes sont inquiet
Un quart a des problèmes financiers

Les problèmes semblaient venir de toutes parts et ont eu, entre autres, des répercussions sur le plan psychologique. Un fleuriste sur deux au minimum a éprouvé de l’inquiétude par suite de la crise du coronavirus. Le stress s’est fait ressentir également dans la combinaison vie privée/vie professionnelle et a eu d’importantes conséquences pour plus d’une personne sur trois ces dernières semaines. Les autres sources de préoccupation étaient l’approvisionnement (un problème pour plus d’un tiers des fleuristes), l’absence de clients et le moindre niveau de dépenses des acheteurs. Un quart des fleuristes s’est ainsi trouvé confronté à des problèmes financiers.


1 fleuriste sur 3 a modifié ses heures d’ouverture

Entre-temps, la plupart des magasins ont rouvert. 68 % ont repris l’« ancien » horaire. Un quart des fleuristes a réduit les heures d’ouverture. Un petit groupe (7 %) a changé les heures sans pour autant modifier le temps total d’ouverture par semaine.


Bonne application des mesures d’hygiène
Augmentation du nombre de paiements sans contact

La vie du fleuriste a été radicalement modifiée en peu de temps. Les propriétaires de magasins ont dû investir du temps et de l’argent afin d’appliquer les mesures de précaution recommandées. Les différences entre pays sont frappantes. Si en Belgique et aux Pays-Bas, l’accent est mis sur 1) le paiement sans contact, 2) une bonne hygiène des mains et 3) l’affichage des règles de distanciation sociale et de shopping, en France, les fleuristes mettent d’abord l’accent sur la bonne hygiène des mains et le port d’un masque buccal. Pas moins de 87 % des fleuristes français portent un masque bucal. Aux Pays-Bas, la protection en tissu n’est utilisée que par un fleuriste sur trois.

Partie 2 | « Aides gouvernementales et soutien des fédérations »

Partie 3 | « Un avenir incertain pour 56 % des fleuristes »

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